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Voeux 2018 

Pièce de journal, "Au café Benoit le 10 janvier"

Le post surprise du vendredi 19 janvier


****

Café Benoît.

16:25. Heure de la gare de Voiron. « - Un lait chaud s'il vous plaît ».

Gazouillement de machine. « - Du sucre ? », « non merci ».

Je suis venue chercher des mots, une ambiance, de la philosophie. De café sans doute. 
Pour l'instant j'ai une odeur. Celle des maisons de garçons. Vieux. Ou paysans plutôt. 
Ce genre d'odeur qui gêne et qui, trois secondes après, apaise. 
Il y a un corps qui vit dans cette maison. À sa manière. Et ça fait un moment. 
Une personne entre, un homme ? Je n'ai rien vu. C'est une petite voix. Il ressort. J'ai continué mon écriture. 
Je ne saurais qu'imaginer, donc, sa physionomie et son faciès. 
Je dirais un mètre soixante pas bien plus, genre ma taille. 
Les cheveux ras et bruns. Il est caché par le mur. Nous ne saurons pas la vérité.

Je suis aussi venue ici pour me réfugier. J'avais besoin d'écriture. 
J'avais besoin de marcher. De sortir de chez nous pour être seule. 
Face contre face. Car j'ai un quelque chose qui pique. Et j'ai été piquante à la maison. 
Quel est ce corps subtil qui oppresse ma bonté ? Nous allons le débusquer. 
Ou nous allons voir comment il me dupe. Enfin, il va se passer un truc, puisque je vais continuer. 
Je vais continuer jusqu'à quand ? Sans doute vais-je attendre un petit message. 
"Jusqu’à la nuit", avais-je pensé avant d’entrer dans le bar.

Je suis bien là. Toute seule avec le tavernier qui bouge. 
Les banquettes sont rouges, il n'y a pas de musique embarrassante. 
Ou qui agresse. Sinon celle de l'extérieur. Hyper loin donc. C'est chouette. 
Il existe ces bruits de pas et ce parfum. Et cette déco rétro du café Benoît. 
Sur une étagère tout en haut. Sur le haut de l'étagère pardon, une grenouille est entourée par deux soliflores. 
Vert canard et, à l’embouchure, marron clair. En fait, ils sont beaux. 

Il vient de mettre la lumière, ça veut dire que la pénombre fait son entrée dans le jour qui passe. 
Passe comme les voitures. Elles défilent. Il défile le jour. Comme un défilé. 
Et me voilà revenir à mon rêve de couture. De costumes plus que de la couture, et de parfum. Et de champagne. 
Quand est-ce que j'aurai cette marque, ce luxe à porter et à présenter au monde...
Quand est-ce que je vais oser oser. Et aller voir pour réaliser. 
Quand est-ce que … j'arrêterai de vous cacher mes talents. … de nous cacher. 
De me cacher à moi-même. Et donc de fuir qui je suis. Ce que je suis.
Amour, l'amour ! Son lustre. Sa vapeur, sa grâce et, encore une fois, son parfum.
Comme celui qui habite ce lieu. 
Un parfum est un amour. 
Car c'est un portrait et un paysage à la fois. 
C'est même un chant et aussi des formes de baisers.

Je voulais dire, quant au fait que ce bar est « vide » de tout être humain, que j'en étais accommodée. 
Oui, depuis que la jeune cantatrice russe m'a dit :
« Ce sont des fantômes qui occupent les espaces quand on ne voit personne sur les assises »,
je suis souvent ravie quand, là où je me trouve, en fait, je suis en partage avec des fantômes. 
Ainsi je me flatte. En fait. Comme ce bar est réputé pour être un café philo, 
Je me dis qu'ils sont là et qu'ils aident cette dictée. 
Maintenant que je le conte, sans doute sont-ils déçus. 
Car avant ce désir d'écrire quelque chose d'intéressant,
c'était intéressant.


Une petite douleur à la nuque. À gauche. Les courses. J'ai un peu forcé pour rien. 
Ça me fait penser que je voulais reprendre la vie active de mon corps. 
C'est-à-dire le sport. Aussi que je m'étais promis d’être plus attentive avec et pour. 
C'est la ligne de mon année. Aller en aponie et retrouver euthymie
Euthymie est le meilleur ami de l'enfant. 
C'est la joie, la quiétude et le jeu d'aller découvrir tout à la fois. 
Euthymie est le meilleur ami de l'homme. Les meilleurs amis peuvent se brouiller. 
Comme le brouillard peut se lever.

Je me trouve embarrassante ici. 

Je voudrais encore vous expliquer et vous réexpliquer le fait de mon écriture. 
De mon Il faut que j'aille libre écrire ! C'est faux. J'ai juste à parler de ce qui est. 
Vrai. 
Et là, je serai en pleine représentation de mon espoir et enfin le rêve se composera. 

Quand j'explique comme ça, je froisse. Je freine. Je raisonne. Je mens. 
Je conjugue au passé composé et parle de futilités. 

Nous sommes dans un café pouvons-nous penser. 

J'étais venue pour...

Tiens, je ne trouve plus mon amertume qui m'a faite venir ici. 

Le fait d'avoir posé cette première gerbe d'or ici a déjà soulagé, 

pommadé, 

la petite averse qui cascadait à l'intérieur de mon être. 

17:03.

*Publication du 17 janvier 2017. Florie LaPLume, www.florie.eu #i 

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***MEILLEURS VOEUX 2018*** 

    Je nous souhaite une bonne année 2018. La santé, des blagues et des fous rires. 
Avec un lot de sourires conséquents et des danses enchantées. 
Je nous souhaite de bonnes notes dans les écoles, 
des monstres dans les dessins et de la lecture dans les mains ; 
je souhaite des arabesques, des poneys pour Axelle, des concours excellents et du stress évaporé. 
De l'équitation, du chocolat, de nouvelles chansons, intelligentes... 
Encore des blagues à vivre heureux. Peut-être aussi de gagner le grelot au Loto de la Française ou au loto de la vie. 
De la super musique. Quelques bontés divines en Afrique, 
des bonbons au miel dans les orphelinats, des cadeaux magiques, des dodos sereins, 
des éléphants imaginaires, des frites qui ne font pas grossir ou mieux, en Belgique... 
Des girafes dans les rêves et aussi en liberté. Des haricots dans les jardins, 
des journées enjouées avec des koalas dans les pensées. Des envies de câlins noirs et blancs. 
Des envies de tendresses colorées. Du lion dans la grâce des gestes, 
du mystérieux dans la marche des femmes. Des nourrices guéries du cancer et des pirates rigolos et conteurs.
Des querelles évidentes, motivantes, et qui aident aux mutations de nos cœurs. 
Je nous souhaite des routes en terre et des discussions avec des souris. 
Comme dans Cendrillon. Je nous souhaite de gagner les luttes face aux tyrans modernes. 
Des usines en moins, une nature regagnée. Des vitrines et des voyages en wagon. 
Des yoyos poétiques et quelques nouveaux Zoro aux valeurs héroïques. 
Je nous souhaite l'amour et la gentillesse. Les arcs-en-ciel de partout. 
La douceur. Une école élémentaire et du maternel. Des couleurs. 
De magnifiques couleurs dans les mondes magiques. Des filles, des fils, 
des chanteurs. De la prudence, de la responsabilité face au nombre. 
Des pleurs qui évacuent les peurs. Les peurs qui s'effacent comme 
le crayon de papier sous la gomme. 
Du calme à l'intérieur. 
De la vérité dans les phrases. 
Des magasins à notre taille. 
Des mains lavées et de la peinture sur les doigts...


*


*Merci au CM de Chirens pour les quelques bons mots de ces voeux !

Sous la dictée des mots :
Santé, blagues, sourire, bonnes notes dans les écoles, monstre, poneys pour Axelle, des concours, équitation, chocolat, nouvelles chanssons
blagues (2), gagner le grolo, de la super musique, des bontés divines, l'Afrique, des bonbons, des girafes, des haricots verts, des Koalas, Lion
du mystérieux, nourice guérit du cancert, des pirates, des querelles, usine, vitrine, wagon, yoyos, zorro,
+ gentilesse, arc-en-ciel de partour, la douceur, du CP et de la maternelle, des couleurs magnifiques, pleins dan s les mondes magiques.
des magasins

 

*Publication du 15 janvier 2017. Florie LaPLume, www.florie.eu #i



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